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Guerre au Moyen-Orient : la BCE devrait relever en juin ses prévisions d'inflation (chef économiste)
information fournie par Boursorama avec AFP 26/05/2026 à 14:00

( AFP / DANIEL ROLAND )

( AFP / DANIEL ROLAND )

La Banque centrale européenne devrait relever ses prévisions d'inflation en juin en raison des tensions liées à la guerre au Moyen-Orient, a déclaré mardi un haut responsable de l'institution, sans se prononcer à ce stade en faveur d'une hausse des taux.

Face à une pression continue à la hausse sur l'inflation, liée aux prix du pétrole plus élevés, "nous devrions (...) relever à nouveau nos prévisions d'inflation en juin", a déclaré le chef économiste de la BCE, Philip Lane, dans un entretien publié par le quotidien japonais Nikkei.

"Les prix du pétrole sont supérieurs aux hypothèses de nos projections de mars et, s'ils restent élevés, leur impact sur l'économie mondiale pourrait s'accentuer", a expliqué le banquier central.

La BCE a déjà relevé sa prévision d'inflation en mars à 2,6% pour 2026, contre 1,9% en décembre dernier, à la suite du déclenchement fin février de la guerre en Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz par Téhéran, qui a fait flamber les cours de l'or noir.

La BCE anticipe des "effets indirects" sur l'inflation globale au-delà des prix de l'énergie, explique M. Lane, car de nombreuses entreprises s'attendent à devoir augmenter leurs prix.

Or, un choc énergétique qui dégénérerait en inflation généralisée "poserait un problème majeur", selon l'économiste irlandais.

Les marchés anticipent plusieurs hausses cette année du taux de dépôt, qui sert de référence, avec un premier pas en juin, d'un quart de point, pour le porter à 2,25%.

Plusieurs banquiers centraux en zone euro ont estimé que ce scénario est plausible, notamment Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE.

Philip Lane, qui présente lors de chaque réunion de la BCE la décision à prendre sur les taux, n'a pas voulu se prononcer sur l'issue de la réunion de juin.

"Dans un monde d'incertitude, nous ne prenons pas d'engagements à l'avance", s'est-il borné à rappeler.

Tout va dépendre, selon lui, de "la rapidité de résolution du conflit" au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis ont frappé le territoire iranien dans la nuit de lundi à mardi, pour la première fois depuis plusieurs semaines, portant un coup aux apparents progrès dans les négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

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